Principaux types d'opérations

Gestion préventive de la végétation

Consiste à entretenir la ripisylve par l’abattage, l’élagage ou le recépage des sujets risquant d’être emportés lors des crues (arbres morts ou sous-cavés) et présentant un risque pour la stabilité des berges et des ponts.

Cette opération permet aussi une diversification des classes d’âge et une régénération de la ripisylve concourant à son bon état sanitaire.

Gestion curative de la végétation

Nécessaire après les crues ou les coups de vent, cette opération consiste en la suppression des embâcles et des arbres tombés en travers du lit.

Traitement des aterrissements

Grâce au transport des matériaux (cailloux, alluvions, galets) par la force du courant, la rivière dissipe son énergie. Elle façonne ainsi son lit en créant des zones d’érosion et de dépôt (atterrissements).

La gestion des atterrissements consiste à déplacer les matériaux de ces zones de dépôt vers des zones d’arrachage afin de limiter l’érosion des berges.

Maintien des berges

L’érosion des berges et du fond du lit est un phénomène naturel qui participe au bon fonctionnement hydrologique des cours d’eau. 

Lorsqu’un enjeu important est présent sur une rive érodée (construction, route), il est parfois nécessaire d’implanter des protections de berge. Ces dernières peuvent être réalisées en génie civil (enrochements) ou en génie végétal (fascinage de saule).


Suppression des décharges sauvages

De nombreuses décharges sauvages jonchent les berges des cours d’eaux sur le bassin de la Nive. L’impact visuel mais aussi écologique sur la qualité de l’eau peut parfois être important. Les collectivités Maître d’ouvrage réhabilitent ces zones. Si vous découvrez une décharge, contactez-nous !

Plusieurs déchetteries existent aujourd’hui sur le bassin, utilisez-les ! Leurs horaires sont disponibles sur les sites des Communes ou des Communautés de Communes gestionnaires :

Gestion des espèces invasives

Renouée du Japon
Erable negundo
Ragondin

L’homme est le principal responsable des importations, volontaires ou non, d’espèces exotiques. L’eau des ballasts des bateaux par exemple, représente un vecteur d’échange particulièrement important. Certaines espèces possèdent de telles capacités de dispersion et de croissance qu’elles prolifèrent au détriment des espèces autochtones, elles sont alors qualifiées d’invasives.

Les conséquences de cette colonisation sur un écosystème se traduisent le plus souvent par un appauvrissement de la faune et de la flore locale. L’introduction d’espèces invasives est considérée comme la deuxième cause d’érosion de la biodiversité après la destruction directe des habitats.

Les berges de cours d’eau aménagées ou régulièrement entretenues représentent des zones particulièrement favorables au développement de certaines espèces invasives. Sur la Nive, deux espèces sont particulièrement développées, la renouée du Japon et l’érable negundo. On retrouve aussi le ragondin, le buddleia de David ou le raisin d’Amérique. Apprenez à les reconnaître…

  • La renouée du Japon (Fallopia japonica) a été introduite en Europe en 1840 par un médecin hollandais pour ses vertus fourragère et mellifère ainsi que pour l’ornement. Appréciant les sols humides et riches, elle colonise les berges des cours d’eau par voie végétative (bouturage) en formant des herbiers denses et monospécifiques. Sa croissance rapide et son feuillage abondant la rende très compétitive pour l’accès à la lumière. Son rhizome abondant et superficiel empêche toute tentative d’éradication et facilite sa dispersion. Lors des crues, un herbier emporté peut se déposer en aval et former un nouveau foyer de dispersion. Sa présence fragilise donc les berges et entraîne un appauvrissement de la flore locale.
  • L’érable negundo (Acer negundo) est originaire d’Amérique du Nord et a été introduit en 1688 comme arbre d’ornement. Il est toujours possible de s’en procurer en jardinerie. C’est une espèce dioïque (les sujets mâles et femelles sont différents) colonisant les bords de cours d’eau. Les sujets femelles produisent chaque année une grande quantité de graines contenues dans des samares. Sa croissance rapide et son couvert dense le favorise par rapport aux espèces autochtones, conduisant à une banalisation du milieu.
  • Le ragondin (Myocastor coypus) introduit d’Amérique du sud au XIXème siècle pour l’exploitation de sa fourrure se retrouve aujourd’hui sur de nombreux cours d’eau. Il fragilise les berges dans lesquelles il creuse ses terriers les rendant sensibles à l’érosion et peut causer des dégâts importants sur certaines céréales telles que le maïs.

Si vous désirez plus de renseignements sur l’entretien des cours d’eau, l’aspect réglementaire de ces opérations ou des exemples illustrés, vous pouvez télécharger le undefinedManuel du riverain de la Nive au format PDF. Ce dernier est également disponible gratuitement au format papier sur simple demande au Syndicat Mixte du Bassin Versant des Nives. undefinedContactez-nous…